Adel Abdessemed : L’antidote

L’artiste Adel Abdessemed transporte les visiteurs du musée MAC (Musée d’Art Contemporain) de Lyon, dans une réflexion sur la violence contemporaine.

L’exposition nommée « L’Antidote », mêle habilement art et tension. L’artiste fige le temps, et nous offre un espace de méditation.



Adel Abdessemed

Une exposition immersive

Adel Abdessemed utilise différents supports ; dessin, vidéo, installation, sculpture.. autant d’outils qu’il s’approprie pour s’exprimer.

Il fait le choix de ne pas expliquer ses messages via les panneaux d’informations, et laisse le spectateur vivre et interpréter ses oeuvres.

Ces panneaux que l’on retrouve à côté de chaque œuvre, sont écrit à la main et scotchés au mur. Seul le titre, les dimensions et la technique sont inscrits. Une mise en scène sans filtre, qui accentue cette envie de délivrer un message à l’état brut.



freres lointains

Pigeon

L’œuvre Pigeon, dessinée à la craie noire sur papier, est exposée scotchée à même le mur, sans cadre ni artifice. Par le jeu des échelles et de la mise en scène, l’artiste rapproche le visiteur du message.

Face à cette série, le spectateur se sent comme transporter dans l’atelier de Adel Abdessemed. On a le sentiment que ce dernier vient tout juste de finir son œuvre, et est à côté de nous pour prendre du recul.

Cette sensation de proximité amplifie et renforce le message : l’impact de l’homme sur nos « frères lointains », les animaux.



Shams

Shams

Pièce maîtresse de l’exposition, cette œuvre est composée de 40 tonnes d’argile, de bois et de structures métalliques.

Le visiteur est plongé dans un décors chaotique. La scène dénonce l’exploitation humaine par les humains. Le spectateur est projeté dans une carrière, où des mineurs travaillent, dans des conditions difficile, sous l’œil de gardes armés.

Le choix de l’argile est expliqué par l’artiste : « C’est le seul matériau qui peut donner ce côté canicule, transmettre la sueur, la fatigue. Parce qu’ici, il s’agit bien d’exploitation humaine. ». De plus, l’argile en séchant se craquelle, s’effrite, et se retrouve poussière. Cette particularité accentue la souffrance des travailleurs.

Pensée par un homme, réalisée par des hommes, représentant d’autres hommes, Shams questionne sur la relation que l’on a les uns avec les autres.

L’exposition a commencé le 9 mars 2018 et se finit le 8 juillet 2018.

Découvrez cet artiste contemporain, qui sera vous projeter dans sa réflexion contre la brutalité humaine.

Plus d’informations en cliquant ici.

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